L’autisme comme handicap social

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. ». Définition du handicap selon la loi 2005-102 du 11 février 2005.L’autisme est reconnu par la Haute Autorité de Santé (HAS) et les Maisons Départementales pour les Personnes Handicapées (MDPH), comme un handicap social car il se caractérise par des difficultés de communication et de compréhension des codes sociaux qui sont caractéristiques de ce trouble, et qui entravent les capacités d’insertion dans la société.L’autisme n’est pas un handicap intellectuel. Par exemple, les personnes autistes peuvent avoir un bon niveau intellectuel et mener parfois de longues études, mais présentent des défauts d’habilités sociales qui les empêchent souvent d’obtenir un emploi à la hauteur de leurs qualifications. Elles peuvent aussi connaître des difficultés à lier des relations amicales, amoureuses ou encore à se maintenir dans un milieu professionnel (exemple : répondre au téléphone, participer à une réunion d’équipe…). Elles souffrent alors d’isolement dû au fait de leur handicap social.Un handicap social est une forme de handicap caractérisée par « des difficultés de communication et de compréhension des codes sociaux qui entravent les capacités d’insertion dans la société ». Les handicapés sociaux peuvent être définis comme des personnes atteintes de «cécité culturelle», et socialement dévalorisées. Parmi les personnes touchées par le handicap social se trouvent notamment les personnes autistes, souvent victimes de discriminations. Les comportements sociaux entraînent un classement des individus, conscient ou inconscient, suivant une échelle de valeurs. Ce classement peut avoir de lourdes conséquences en termes de santé psychique et de qualité de vie, du fait des difficultés à trouver une place dans la société.Contrairement à d’autres formes de handicap, un handicap social peut être évité ou du moins minimisé, puisqu’il est créé par la société. Ainsi, Josef Schovanec cite des exemples tirés de ses voyages : « au Japon, les personnes avec autisme s’insèrent plus facilement dans la société que les personnes neurotypiques, car certains traits de leur comportement introverti sont considérés comme plus acceptables par la société japonaise que ceux des personnes extraverties. ».

Sources: http://www.autisme.fr/qu-entend-on-par-handicap-social.html & https://fr.wikipedia.org/wiki/Handicap_social